cas de redressement ou de liquidation judiciaire, l'employeur, l'administrateur ou le liquidateur, selon le cas, qui envisage des licenciements Ă©conomiques, met en Ćuvre un plan de licenciement dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 1233-24-1 Ă L. l'administrateur ou le liquidateur, selon le cas, rĂ©unit et consulte le comitĂ© social et Ă©conomique dans les conditions prĂ©vues Ă l'article L. 2323-31 ainsi qu'aux articles 1° L. 1233-8, pour un licenciement collectif de moins de dix salariĂ©s ;2° L. 1233-29, premier alinĂ©a, pour un licenciement d'au moins dix salariĂ©s dans une entreprise de moins de cinquante salariĂ©s ;3° L. 1233-30, I Ă l'exception du dernier alinĂ©a, et dernier alinĂ©a du II, pour un licenciement d'au moins dix salariĂ©s dans une entreprise d'au moins cinquante salariĂ©s ;4° L. 1233-34 et L. 1233-35 premier alinĂ©a et, le cas Ă©chĂ©ant, L. 2325-35 et L. 4614-12-1 du code du travail relatifs au recours Ă l'expert ;5° L. 1233-31 Ă L. 1233-33, L. 1233-48 et L. 1233-63, relatifs Ă la nature des renseignements et au contenu des mesures sociales adressĂ©s aux reprĂ©sentants du personnel et Ă l'autoritĂ© administrative ;6° L. 1233-49, L. 1233-61 et L. 1233-62, relatifs au plan de sauvegarde de l'emploi ;7° L. 1233-57-5 et L. 1233-57-6, pour un licenciement d'au moins dix salariĂ©s dans une entreprise d'au moins cinquante un licenciement d'au moins dix salariĂ©s dans une entreprise d'au moins cinquante salariĂ©s, l'accord mentionnĂ© Ă l'article L. 1233-24-1 est validĂ© et le document mentionnĂ© Ă l'article L. 1233-24-4, Ă©laborĂ© par l'employeur, l'administrateur ou le liquidateur, est homologuĂ© dans les conditions fixĂ©es aux articles L. 1233-57-1 Ă L. 1233-57-3, aux deuxiĂšme et troisiĂšme alinĂ©as de l'article L. 1233-57-4 et Ă l'article L. dĂ©rogation au 1° de l'article L. 1233-57-3, sans prĂ©judice de la recherche, selon le cas, par l'administrateur, le liquidateur ou l'employeur, en cas de redressement ou de liquidation judiciaire, des moyens du groupe auquel l'employeur appartient pour l'Ă©tablissement du plan de sauvegarde de l'emploi, l'autoritĂ© administrative homologue le plan de sauvegarde de l'emploi aprĂšs s'ĂȘtre assurĂ©e du respect par celui-ci des articles L. 1233-61 Ă L. 1233-63 au regard des moyens dont dispose l' titre exceptionnel, au vu des circonstances et des motifs justifiant le dĂ©faut d'Ă©tablissement du procĂšs-verbal de carence mentionnĂ© Ă l'article L. 2324-8, l'autoritĂ© administrative peut prendre une dĂ©cision d' dĂ©lais prĂ©vus au premier alinĂ©a de l'article L. 1233-57-4 sont ramenĂ©s, Ă compter de la derniĂšre rĂ©union du comitĂ© social et Ă©conomique, Ă huit jours en cas de redressement judiciaire et Ă quatre jours en cas de liquidation l'administrateur ou le liquidateur ne peut procĂ©der, sous peine d'irrĂ©gularitĂ©, Ă la rupture des contrats de travail avant la notification de la dĂ©cision favorable de validation ou d'homologation, ou l'expiration des dĂ©lais mentionnĂ©s au quatriĂšme alinĂ©a du prĂ©sent cas de dĂ©cision dĂ©favorable de validation ou d'homologation, l'employeur, l'administrateur ou le liquidateur consulte le comitĂ© social et Ă©conomique dans un dĂ©lai de trois jours. Selon le cas, le document modifiĂ© et l'avis du comitĂ© social et Ă©conomique ou un avenant Ă l'accord collectif sont transmis Ă l'autoritĂ© administrative, qui se prononce dans un dĂ©lai de trois cas de licenciements intervenus en l'absence de toute dĂ©cision relative Ă la validation ou Ă l'homologation ou en cas d'annulation d'une dĂ©cision ayant procĂ©dĂ© Ă la validation ou Ă l'homologation, le juge octroie au salariĂ© une indemnitĂ© Ă la charge de l'employeur qui ne peut ĂȘtre infĂ©rieure aux salaires des six derniers mois. L'article L. 1235-16 ne s'applique cas d'annulation d'une dĂ©cision de validation mentionnĂ©e Ă l'article L. 1233-57-2 ou d'homologation mentionnĂ©e Ă l'article L. 1233-57-3 en raison d'une insuffisance de motivation, l'autoritĂ© administrative prend une nouvelle dĂ©cision suffisamment motivĂ©e, dans un dĂ©lai de quinze jours Ă compter de la notification du jugement Ă l'administration. Cette dĂ©cision est portĂ©e par l'employeur Ă la connaissance des salariĂ©s licenciĂ©s Ă la suite de la premiĂšre dĂ©cision de validation ou d'homologation, par tout moyen permettant de confĂ©rer une date certaine Ă cette lors que l'autoritĂ© administrative a Ă©dictĂ© cette nouvelle dĂ©cision, l'annulation pour le seul motif d'insuffisance de motivation de la premiĂšre dĂ©cision de l'autoritĂ© administrative est sans incidence sur la validitĂ© du licenciement et ne donne pas lieu au versement d'une indemnitĂ© Ă la charge de l' cas de licenciement d'au moins dix salariĂ©s dans une entreprise d'au moins cinquante salariĂ©s prĂ©vu par le plan de sauvegarde arrĂȘtĂ© conformĂ©ment Ă l'article L. 626-10 du code de commerce, les dĂ©lais prĂ©vus au premier alinĂ©a de l'article L. 1233-57-4 du prĂ©sent code sont ramenĂ©s, Ă huit jours. Ils courent Ă compter de la date de rĂ©ception de la demande de validation ou d'homologation qui est postĂ©rieure au jugement arrĂȘtant le l'autoritĂ© administrative rend une dĂ©cision de refus de validation ou d'homologation, l'employeur consulte le comitĂ© social et Ă©conomique dans un dĂ©lai de trois jours. Selon le cas, le document modifiĂ© et l'avis du comitĂ© social et Ă©conomique, ou un avenant Ă l'accord collectif, sont transmis Ă l'autoritĂ© administrative, qui se prononce dans un dĂ©lai de trois jours.
Uneentreprise emploie 2 800 personnes dont 60% de femmes. 20% des femmes et 30% des hommes travaillent la nuit. 1) déterminer le nombre de femmes travaillant dans l'entreprise 2) déterminer le nombre de femme travaillant de nuit. 3) déterminer le nombre d'hommes travaillant de nuit merci d'avance!!. Pergunta de ideia deManona21 - Mathématiques . REGARDEZ ICI SVP,
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LucartSas, une entreprise qui emploie aussi des femmes. Jump to. Sections of this page. Accessibility Help. Press alt + / to open this menu. Facebook. Email or phone: Password: Forgot account? Sign Up. See more of Vosges TĂ©lĂ©vision on Facebook. Log In. or. Create new account. See more of Vosges TĂ©lĂ©vision on Facebook. Log In. Forgot account? or. Create new account.1 De nombreuses recherches et travaux dâethnologues, de sociologues, dâĂ©conomistes ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans les pays dâAfrique subsaharienne, mais peu de travaux de gestionnaires existent sur la gestion des PME africaines. Des systĂšmes de gouvernement, des modĂšles de gestion et de management ont Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©s par des experts et les organismes internationaux mais ils se sont globalement soldĂ©s par lâĂ©chec et la dĂ©ception. Ce constat dâĂ©chec a Ă©tĂ© Ă©voquĂ© Ă maintes reprises dans des Ă©tudes effectuĂ©es par de nombreux auteurs comme Dumont 1962 ; Iribarne 1989, 1990, Lugan 1991, Fottorino et al. 1992, Henry 1998. 2 Mutabazi 2005 explique ces Ă©checs par le fait que la majoritĂ© des projets de dĂ©veloppement, des programmes dâajustement structurel des Ă©conomies nationales ou de restructuration des entreprises locales mise en place ne sâappuient en gĂ©nĂ©ral sur aucune vision claire des conditions permettant de concilier leurs modes de gestion Ă lâoccidentale avec les cultures et les modĂšles africains ou de transformer leurs diffĂ©rences en facteurs de dĂ©veloppement. Prenant appui sur une Ă©tude exploratoire conduite au sein dâune clinique privĂ©e de soixante-quatorze personnes Ă Porto-Novo au BĂ©nin, cette recherche de terrain, rĂ©alisĂ©e en 2006-2007, a pour objectif de comprendre les spĂ©cificitĂ©s locales de ces organisations Ă©conomiques, sociales, gĂ©opolitiques, culturelles, sectorielles, les mĂ©canismes Ă lâĆuvre dans les phĂ©nomĂšnes politiques et sociaux, dâidentifier les pratiques de gestion et de management et de comprendre les causes des difficultĂ©s de transposition. Quelles sont les variables contextuelles ? Quels sont les systĂšmes de management pratiquĂ©s ? Existe-t-il un management des ressources humaines spĂ©cifique ? Les modĂšles de management sont-ils transposables dans ces contextes et ces organisations ? 3 Elle pose comme hypothĂšse que, compte tenu des caractĂ©ristiques socioculturelles et des spĂ©cificitĂ©s de management et de gestion de ces organisations, il nâest pas possible, sans adaptation, de transposer les modĂšles de management et de gestion tels que nous les connaissons, en lâĂ©tat. 4 Une approche contingente doit ĂȘtre privilĂ©giĂ©e. Cette recherche prĂ©sente un cas singulier, elle nâa pas lâambition de gĂ©nĂ©raliser les rĂ©sultats Ă lâensemble des PME dâAfrique subsaharienne, car, lĂ encore, des spĂ©cificitĂ©s existent dans les PME de chaque pays dâAfrique. Elle propose seulement de livrer les rĂ©sultats sur les causes des dysfonctionnements perturbant la qualitĂ© et la sĂ©curitĂ© des soins. AprĂšs une prĂ©sentation du cadre contextuel et thĂ©orique ainsi que du terrain de recherche, les rĂ©sultats obtenus seront prĂ©sentĂ©s et mis en perspective. I â CADRE THĂORIQUE, CONTEXTUEL ET PRĂSENTATION DU TERRAIN DE LA RECHERCHE 5 Pour mieux apprĂ©hender les pratiques de gestion, de management et les difficultĂ©s rencontrĂ©es par les PME dâAfrique subsaharienne, cette recherche sâappuie sur une Ă©tude empirique conduite Ă Porto-Novo, capitale politique du BĂ©nin, auprĂšs dâune clinique privĂ©e. AprĂšs avoir prĂ©sentĂ© le cadre thĂ©orique de la recherche, les caractĂ©ristiques politiques, Ă©conomiques, sociales et culturelles du contexte de la PME subsaharienne, lâĂ©tude empirique et la mĂ©thodologie de recherche sont dĂ©veloppĂ©es. 1. Cadre thĂ©orique de la recherche 6 Pour comprendre, les modes de management de la PME subsaharienne et plus prĂ©cisĂ©ment ceux du cas Ă©tudiĂ©, nous nous sommes rapprochĂ©s du champ des organisations et plus particuliĂšrement des thĂ©ories de la contingence, pour essayer de voir ce qui ressort de la nature de lâactivitĂ© activitĂ© de soin et ce qui relĂšve de la culture locale. Traditionnellement, on distingue deux approches, lâapproche contingente culturaliste qui fait Ă©tat dâun puissant lien entre contexte et mode de management et lâapproche convergente universaliste, selon laquelle le contexte nâa quâune incidence minime sur les modes de gouvernance Levitt, 1983 ; Chevrier, 1996. 7 Lâapproche universaliste de la gestion affirme que certaines pratiques dites bonnes pratiques » agissent significativement sur la performance de lâentreprise indĂ©pendamment du contexte. Ainsi, les modes de gestion et les formes dâorganisation des diffĂ©rents pays convergeraient Frimousse et Peretti, 2005. 8 Cependant, cette vision est de plus en plus contestĂ©e Schneider et Barsoux, 2003, contestation fondĂ©e notamment sur lâĂ©chec des tentatives de convergence du tiers-monde. Les prĂ©curseurs de lâapproche contingente Lawrence et Lorsch, 1969 ; Hofstede, 1987 affirment que vouloir exporter des pratiques dites universelles sans tenir compte des spĂ©cificitĂ©s culturelles est source dâĂ©chec. Par exemple, bien que le modĂšle de gestion anglo-saxon soit aujourdâhui une dominante dans lâĂ©conomie mondiale, la transposition de celui-ci dans le contexte africain est inadaptĂ©e Tidjani, 2000. Dans le mĂȘme ordre dâidĂ©e, Faye 2004 prĂ©conise lâabandon des modĂšles prĂȘts-Ă -porter » ou prĂȘts Ă lâemploi ». Huault et CharriĂšre 2002 soulignent lâinexistence dâune forme organisationnelle unique assurant la performance Ă toutes les entreprises. Lâapproche contingente conduit ainsi Ă rechercher ce qui est particulier au contexte et les variables qui lâinfluencent pour les prendre en considĂ©ration dans les pratiques managĂ©riales Sheppeck et Militello, 2000 ; Tregaskis et al., 2001. Comme tout systĂšme de gestion, la GRH est donc influencĂ©e par la dimension contextuelle. Ainsi, la recherche dâune meilleure adĂ©quation entre les binĂŽmes identitĂ©/diversitĂ© et unitĂ©/diversitĂ© est privilĂ©giĂ©e. Prime et Usunier 2003 soulignent la nĂ©cessitĂ© dâintĂ©grer lâunique et le local avec le global et le standard. 9 Le positionnement thĂ©orique de cette recherche se rapproche Ă©galement des travaux de 2003, et sur un plan plus managĂ©rial de ceux de Pfeffer 1995, 2005, Porter et Olmsted-Teisberg 2006. Cette recherche, dâune part, rejoint les interrogations de Ph. dâIribarne sur la conciliation de mĂ©thodologies occidentales de gestion avec des pratiques locales de management dans des pays du tiers-monde et dâautre part, sâinscrit, dans la continuitĂ© des travaux de Pfeffer 1995, 2005 sur lâinfluence de la qualitĂ© de la gestion et du management des ressources humaines sur les rĂ©sultats dâune organisation. 10 Les approches Ă©manant des travaux de Hofstede 1987, dâIribarne 2003 et Hall 1979, expliquent lâinfluence des valeurs exprimĂ©es dans une sociĂ©tĂ© tant sur le comportement, le style de gestion que sur les pratiques managĂ©riales. 11 Cette recherche Ă©tudie les spĂ©cificitĂ©s du management dans un Ă©tablissement de santĂ© africain, dans une logique similaire Ă celle adoptĂ©e par Porter et Olmsted-Teisberg 2006 pour les Ă©tablissements de santĂ© occidentaux, Ă savoir est-ce que les rĂšgles traditionnelles du management stratĂ©gique chaĂźne de valeur créée pour le patient, construction dâavantages concurrentiels, etc., valables dans les entreprises et les organisations industrielles et de service, peuvent fonctionner dans le secteur de la santĂ© ? 12 Enfin, le cas des cliniques privĂ©es en tant que tel contrairement aux Ă©tablissements publics a Ă©tĂ© peu Ă©tudiĂ© dans la littĂ©rature. Selon Claveranne et Piovesan 2003, p. 144, la clinique privĂ©e est un objet de gestion non identifiĂ©. Les travaux existants sur ce thĂšme portent selon ces mĂȘmes auteurs davantage sur la transfĂ©rabilitĂ© des modĂšles dâanalyse stratĂ©gique au cas de cliniques privĂ©es Saulquin, 1995 ; BĂ©chu, 1999. Lâinvariant de ces structures reste lâarchitecture organisationnelle dont la complexitĂ© ressemble Ă un jeu de Lego » selon, Claveranne et Piovesan. Ces cliniques privĂ©es peuvent se comparer Ă des entreprises artisanales oĂč le mĂ©decin considĂ©rĂ© comme le professionnel » ou lâhomme-clĂ© » joue un rĂŽle capital. 2. Cadre contextuel de lâĂ©tude empirique 13 Les entreprises africaines sont souvent qualifiĂ©es dâinformelles, de spontanĂ©es, de souterraines et de non structurĂ©es. Le secteur informel est considĂ©rĂ© comme une composante importante de lâemploi dans les pays de lâAfrique subsaharienne Looky, 2005. De nombreuses dĂ©finitions ont Ă©tĂ© proposĂ©es par des Ă©conomistes et des experts pour qualifier la notion de secteur informel. La dĂ©finition proposĂ©e par le PNUD Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement et le BIT Bureau international du travail est la suivante on peut considĂ©rer que le secteur informel regroupe des activitĂ©s rĂ©alisĂ©es Ă petite Ă©chelle, avec un capital et un emploi relativement limitĂ©s, selon un mode de gestion excluant gĂ©nĂ©ralement toute comptabilitĂ© normalisĂ©e ». 14 On peut parler Ă©galement dâinformel, non pas pour dĂ©signer un secteur, mais pour qualifier le systĂšme de gestion dâune entreprise. Dans le cadre de cette recherche, le terme dâinformel ne sera pas utilisĂ© pour dĂ©finir le secteur, mais pour qualifier le mode de gestion et de fonctionnement des PME africaines. Par exemple, les prises de rendez-vous, les prises de messages, rarement Ă©crites, reposent sur la tradition orale trĂšs prĂ©sente en Afrique. En ce sens, eu Ă©gard Ă nos traditions et Ă nos pratiques, on peut considĂ©rer quâelles procĂšdent dâun mode informel⊠15 El Alami 1987, propose une typologie des entreprises africaines Ă©laborĂ©e Ă partir de trois critĂšres la nature de lâactivitĂ©, la localisation du centre de dĂ©cision et la taille. Elles ont gĂ©nĂ©ralement une structure de gestion lĂ©gĂšre et un faible taux dâencadrement. 16 Hernandez 1997 retient trois aspects dans la gestion des ressources humaines de ces entreprises 17 la nature de la relation employeur-employĂ© cela peut ĂȘtre une relation de travail ou une relation sociale ; la rĂ©munĂ©ration du personnel cela peut ĂȘtre un salaire ou un don ; les relations avec les apprentis trĂšs nombreux dans ces unitĂ©s. 18 Cette Ă©tude a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e sur une clinique privĂ©e bĂ©ninoise. La clinique est situĂ©e Ă Porto-Novo, capitale politique du BĂ©nin et chef-lieu du dĂ©partement de lâOuĂ©mĂ©. Porto-Novo occupe un territoire de 4700 km2 pour une population de 711817 habitants. Le nombre de mĂ©decins toutes spĂ©cialitĂ©s et tous types dâexercices confondus public et privĂ© est Ă©valuĂ© Ă cinquante avec moins de sept en activitĂ© exclusivement privĂ©e. On compte trois cliniques dont seule celle que nous Ă©tudions offre des lits dâhospitalisation. La clinique est frĂ©quentĂ©e par des malades venant de Porto-Novo et de ses environs mais aussi du Nigeria zone frontaliĂšre. Parmi les patients bĂ©ninois on compte des paysans et leurs familles des zones rurales proches de Porto-Novo, des commerçants et des travailleurs du secteur tertiaire. Ces patients, pour la majoritĂ©, sont issus du secteur informel et appartiennent aux groupes socio-Ă©conomiques vulnĂ©rables. 19 Cette clinique privĂ©e, au capital de 5000000 Francs CFA 7622,45 euros, est considĂ©rĂ©e comme une petite entreprise. Elle a Ă©tĂ© créée en 1998 par deux mĂ©decins diplĂŽmĂ©s dâune facultĂ© de mĂ©decine française. 20 Aujourdâhui, la clinique bĂ©nĂ©ficie dâune autonomie sur les plans administratif et financier. Le principal objectif de la clinique est de fournir aux malades des soins de bonne qualitĂ©, de faire de la prĂ©vention, de la recherche clinique et de lâenseignement Ă travers la formation des aides-soignants et lâĂ©ducation pour la santĂ©. Elle emploie trente-cinq personnes Ă temps plein, trente-deux personnes Ă temps partiel et sept Ă©lĂšves aides-soignants stagiaires. LâĂ©quipement technique est composĂ© dâun appareil de radiographie et dâĂ©chographie. Le laboratoire dâanalyses mĂ©dicales assure les examens dâhĂ©matologie, de biochimie et de parasitologie courante, de bactĂ©riologie et de dĂ©tection du virus VIH. Les consultations se dĂ©roulent en continu 24 h sur 24 h, et, simultanĂ©ment, un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste et un mĂ©decin interniste, spĂ©cialiste en infectiologie et en rĂ©animation, organisent des consultations pendant la journĂ©e. Un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste de garde assure la nuit les consultations dâurgence. Il peut solliciter, en cas de besoin, le mĂ©decin dâastreinte. Les spĂ©cialistes dâorganes assurent des vacations en plus des deux mĂ©decins citĂ©s ci-dessus. 21 La clinique dispose dâune salle dâurgence et de huit salles dâhospitalisation avec une capacitĂ© de vingt-un lits. Un mĂ©decin non affiliĂ© Ă la clinique peut dĂ©cider dâhospitaliser un patient et le suivre en collaboration avec le personnel de la clinique. La clinique rĂ©alise des interventions mĂ©dicales Ă domicile pour certains malades trĂšs dĂ©pendants qui sont dans une situation dâurgence. Elle assure Ă©galement des consultations prĂ©natales et des accouchements et, Ă ce titre, emploie quatre sages-femmes dont une Ă temps partiel. Une sĂ©ance de vaccination incluant le vaccin contre lâhĂ©patite B, se dĂ©roule Ă la clinique le mercredi. Les acteurs paramĂ©dicaux sont constituĂ©s de quatre infirmiers dont un infirmier chef major et de douze aides-soignants rĂ©partis en trois Ă©quipes. Ces Ă©quipes fonctionnent par rotation permanence, garde de nuit et week-ends. 22 La prĂ©sente recherche a Ă©tĂ© initiĂ©e par la direction de la clinique, sous forme dâun contrat de recherche. Lâobjectif Ă©tait de rĂ©flĂ©chir Ă lâintroduction de pratiques de gestion adaptĂ©es au contexte de la PME subsaharienne, prenant en compte ses spĂ©cificitĂ©s sociales, Ă©conomiques, culturelles, Ă©thiques, historiques, gĂ©ographiques et dĂ©mographiques [1]. Les objectifs sont de donner aux malades des soins de bonne qualitĂ©, de faire de la prĂ©vention, de la recherche clinique, de lâenseignement formation des aides-soignants, Ă©ducation pour la santĂ© et de mettre Ă la disposition des malades en un site unique, des compĂ©tences et un savoir-faire Ă la hauteur de tous les besoins existant dans le dĂ©partement. Ă travers toutes ces activitĂ©s, il sâagit de participer au dĂ©veloppement en agissant sur le volet de la santĂ©. Il sâagit aussi dâagir en restant dans le cadre du plan directeur de la DSS-OvĂ©mĂ© et du ministĂšre de la SantĂ©. MĂTHODOLOGIE Cette Ă©tude empirique sâinscrit dans une approche qualitative. En sciences de gestion, Van Maaren 1983 dĂ©finit les mĂ©thodes qualitatives comme un Ă©ventail de techniques dâinterprĂ©tation qui visent Ă dĂ©crire, dĂ©coder, traduire et dâune façon plus gĂ©nĂ©rale, ĂȘtre en accord avec le sens des phĂ©nomĂšnes ». Câest dans cet esprit que les recherches qualitatives sont souvent qualifiĂ©es de comprĂ©hensive, câest-Ă -dire quâelles cherchent Ă comprendre le s sens de situations de gestion et de phĂ©nomĂšnes, plutĂŽt quâĂ valider quelques hypothĂšses comportant un petit nombre de variables. Le travail consiste Ă rĂ©aliser des observations sur le terrain, sans volontĂ© dâengagement du chercheur dans lâaction de lâentreprise Plane, 2000. Le chercheur propose des interprĂ©tations du rĂ©el qui ne sont pas la rĂ©alitĂ© mais un construit sur une rĂ©alitĂ© susceptible de lâexpliquer Wacheux, 1996. Cette recherche sâappuie sur lâĂ©laboration et la validation dâhypothĂšses Ă partir de lâobservation scientifique et de la collecte de donnĂ©es de terrain selon la mĂ©thodologie du diagnostic socio-Ă©conomique Savall et Zardet, 1987, 2003. Lâensemble de lâencadrement de la clinique a Ă©tĂ© rencontrĂ© dans le cadre dâentretiens individuels semi-directifs dâune heure et demie six personnes rencontrĂ©es. onze entretiens semi-directifs collectifs dâune durĂ©e de deux heures ont Ă©tĂ© conduits auprĂšs de trente-deux personnes employĂ©es de la clinique. Les entretiens ont fait lâobjet dâune exploitation de douze Ă quinze phrases-tĂ©moins, soit plus de deux-cents phrases sĂ©lectionnĂ©es. Ces entretiens ont permis dâidentifier les dysfonctionnements dans les domaines des conditions de travail, de lâorganisation de travail, de la communication, de la gestion du temps, de la formation, de la rĂ©munĂ©ration, de la gestion des contrats du personnel et leurs impacts Ă©conomiques. 3. MĂ©thodologie et mode opĂ©ratoire de la recherche 23 Le mode opĂ©ratoire de la recherche sâest dĂ©roulĂ© selon les Ă©tapes suivantes 24 Les dysfonctionnements ont Ă©tĂ© identifiĂ©s lors dâentretiens semi-directifs avec lâencadrement et un Ă©chantillon du personnel de la clinique tableau 1. dix-sept entretiens semi-directifs ont Ă©tĂ© conduits, soit trente-huit personnes rencontrĂ©es. Des entretiens individuels de deux fois une heure ont Ă©tĂ© ensuite menĂ©s auprĂšs dâun Ă©chantillon de cadres pour Ă©valuer qualitativement quelles rĂ©gulations ?, quantitativement quelle frĂ©quence dâoccurrence sur un an ? et Ă©conomiquement quelle perte de valeur ajoutĂ©e sur un an ou coĂ»ts cachĂ©s ? lâimpact des dysfonctionnements. Les rĂ©gulations ont Ă©tĂ© regroupĂ©es selon deux types dâactivitĂ© les activitĂ©s humaines et les consommations de produits biens ou services. Les quantitĂ©s de consommations de produits ou services sont Ă©valuĂ©es Ă partir des coĂ»ts effectivement supportĂ©s par lâentreprise. Les temps humains sont valorisĂ©s Ă la contribution horaire Ă la marge sur coĂ»t variable CHMCV ou contribution horaire Ă la valeur ajoutĂ©e variable. La CHMCV est un indicateur synthĂ©tique de la crĂ©ation de valeur Ă©conomique dans une organisation, dont les utilisations sont multiples tant pour les dĂ©cisions dâanalyse, de contrĂŽle de gestion, que de pilotage stratĂ©gique Savall et Zardet, 1987, 1998. Cette classification des rĂ©gulations a ensuite Ă©tĂ© valorisĂ©e Ă©conomiquement Ă lâaide de six composants les surconsommations, les surtemps, les non-productions, les sursalaires, la non-crĂ©ation de potentiel, les risques. Tableau 1Segmentation de la population interviewĂ©e Composition de la sous-population encadrement â Le directeur â mĂ©decin spĂ©cialiste en maladies infectieuses â La directrice adjointe â mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste â 1 mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste â 1 responsable des sages-femmes â 1 responsable des infirmiers â 1 responsable gestionnaire Total 6 entretiens individuels de 1,5 heure, soit 6 personnes rencontrĂ©es Composition de la sous-population personnel 2 agents comptables et 1 radiologue 2 aides-soignants 3 aides-soignants 2 aides-soignants, 1 caissiĂšre 1 infirmier, 1 aide-soignant et 1 secrĂ©taire/accueil 1 caissiĂšre, 1 aide-soignant et 1 blanchisseur 1 Ăducatrice thĂ©rapeutique, 1 secrĂ©taire/accueil et 1 pharmacienne 1 infirmier, 1 aide-soignant et 1 caissiĂšre 2 agents dâentretien et 1 aide-soignant 2 sages-femmes et 1 caissiĂšre 2 aides-soignants et 1 agent dâentretien Total 11 entretiens collectifs de 2 heures, soit 32 personnes rencontrĂ©es Segmentation de la population interviewĂ©e II â RĂSULTATS DE LA RECHERCHE 25 Les rĂ©sultats de cette recherche sont Ă considĂ©rer avec prudence. Certes les observations ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es en utilisant une mĂ©thodologie rigoureuse et adaptĂ©e, dâoĂč une validitĂ© interne satisfaisante. Cependant, la validitĂ© externe est faible puisque les observations ne reposent que sur un cas unique. NĂ©anmoins, elles permettent dâengager une rĂ©flexion et un certain nombre de dĂ©bats reposant sur lâobservation de pratiques concrĂštes. Ainsi les rĂ©sultats offrent la possibilitĂ© de mettre en Ă©vidence des spĂ©cificitĂ©s de management dans une clinique africaine et dâidentifier des dysfonctionnements racines » perturbant la gestion et la qualitĂ© de la GRH absentĂ©isme, accidents du travail, pertes de temps, dĂ©fauts de qualitĂ© et faible productivitĂ© du travail. De plus les investigations ont montrĂ© en quoi un management informel des hommes et de lâorganisation ne permettait pas un dĂ©veloppement plus rapide de la performance Ă©conomique. Pour cela les quantitĂ©s de produits ou services consommĂ©s ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es Ă partir des coĂ»ts effectivement supportĂ©s par la clinique. 1. Lâabsence de service du personnel 26 Un des premiers rĂ©sultats mis en Ă©vidence est lâabsence de service du personnel ou au moins dâune personne exclusivement dĂ©diĂ©e Ă la gestion des ressources humaines. Cette situation se traduit par lâabsence, dâune part, de politique et dâoutils de gestion du personnel et, dâautre part, de dĂ©finition claire des missions, des fonctions, des tĂąches de chacun des employĂ©s. Les questions Qui fait quoi ? Pour qui ? Quand ? Comment ? nâont pas toujours de rĂ©ponses. Alors que le poste de responsable gestionnaire, qui joue le rĂŽle de caissier ou de comptable, semble relativement bien identifiĂ©, la gestion administrative dans les domaines du recrutement, de la rĂ©munĂ©ration et de la nĂ©gociation sociale incombe directement au dirigeant, le mĂ©decin, fondateur de la clinique. 2. Une gestion informelle des recrutements 27 La culture en Afrique, trĂšs enracinĂ©e dans la famille ou dans le groupe, impose aux dirigeants dâentreprise certaines contraintes ainsi, au sein de la clinique, lâembauche et lâemploi systĂ©matique de parents, mĂȘme si leurs compĂ©tences ne sont pas adaptĂ©es, sont des pratiques courantes. Ces pratiques conduisent frĂ©quemment le dirigeant Ă se mettre en situation de suremploi, avec du personnel, qui mĂȘme peu payĂ©, coĂ»te plus quâil ne rapporte. La plupart des recrutements se fait par cooptation. On recrute avant tout, les personnes de la famille, de lâethnie, voire de la mĂȘme religion, mĂȘme si la personne nâa pas les compĂ©tences requises. Le but est de satisfaire la demande venant du pĂšre, dâun ami ou dâune connaissance. Enfin, lâembauche dâune personne ne sâaccompagne pas forcĂ©ment de lâĂ©tablissement dâun contrat de travail. 3. Le manque de rĂ©partition claire des missions et des tĂąches entraĂźne de nombreux glissements de fonction 28 On observe un manque de polyvalence de certaines catĂ©gories de personnel ce qui perturbe lâorganisation. Ă lâinverse, la rĂ©partition des tĂąches nâest pas toujours respectĂ©e ce qui entraĂźne des problĂšmes Ici, les aides-soignants font Ă©galement le travail des infirmiers, de sorte quâils nâacceptent pas la supĂ©rioritĂ© des infirmiers ». Ces glissements de fonction des infirmiers vers les aides-soignants, ou encore des aides-soignants vers les Ă©lĂšves aides-soignants stagiaires lâaide-soignant prend la tension, place une sonde, effectue une prise de sang, etc. peuvent, parfois, entraĂźner chez le patient, des erreurs mĂ©dicales, des hĂ©morragies, des infections, etc. On note Ă©galement un manque dâautonomie dans le travail seules certaines instances sont habilitĂ©es Ă prendre des dĂ©cisions. Elles ne le font pas toujours, ce qui peut bloquer le travail de certains services et entraĂźner la dĂ©responsabilisation du personnel. 4. LâabsentĂ©isme est important et reste mal rĂ©gulĂ© 29 LâabsentĂ©isme est important au sein des PME africaines, mais toutes les absences ne sont pas comptabilisĂ©es. Pour la clinique, on compte un taux dâabsentĂ©isme de 4,2 %. Ces absences sont trĂšs perturbantes pour lâorganisation du travail parce quâen gĂ©nĂ©ral, elles ne sont pas signalĂ©es rapidement. Cette situation perturbe lâencadrement qui ne peut sâorganiser et gĂ©rer efficacement le remplacement. Le dĂ©lai dâinformation du responsable gestionnaire peut aller jusquâĂ trois jours aprĂšs lâabsence. De plus, le motif des absences nâest pas toujours connu. Il arrive frĂ©quemment que les personnes justifient leur absence par des fĂȘtes religieuses, des enterrements, etc. Le social prend ainsi considĂ©rablement le pas sur lâĂ©conomique. 5. DifficultĂ©s dans la gestion du temps 30 Les entreprises en Afrique ont un rapport au temps spĂ©cifique qui sâenracine dans les traditions et les valeurs Elungu, 1987. Le rapport au temps en Afrique est diffĂ©rent du temps structurĂ©, planifiĂ©, chronomĂ©trĂ©, qui est le temps dominant des sociĂ©tĂ©s industrielles Kamdem, 1993. Lâheure annoncĂ©e nâest quâun repĂšre trĂšs variable que chacun peut modifier Ă sa convenance. TrĂšs concrĂštement, un rendez-vous initialement prĂ©vu Ă 9 h peut finalement se tenir Ă 15 h sans quâaucune des deux parties ne sâen plaigne. Selon Mutabazi 2005, la plupart des Africains passe son temps Ă palabrer ». Une demande de dossier par exemple, peut prendre 1h30 au lieu de 10 minutes. La non-maĂźtrise du temps perturbe la gestion des activitĂ©s et peut conduire Ă des accidents. Un infirmier explique quâil nây a pas de prise en charge immĂ©diate du patient, les femmes qui arrivent pour un accouchement, peuvent rester 2 Ă 3 heures dans la salle dâattente sans ĂȘtre prises en charge. Il arrive parfois, que lâaccouchement ait lieu dans la salle dâattente sans lâaide de la sage-femme et du personnel de santĂ© ». 6. Conditions et organisation du travail difficiles 31 Les problĂšmes de conditions et dâorganisation du travail peuvent prendre des formes diverses. Les principaux dysfonctionnements Ă©voquĂ©s par lâencadrement et le personnel de la clinique sont les suivants 32 lâabsence dâeau chaude dans la salle dâaccouchement qui amĂšne les aides-soignants et les infirmiĂšres Ă descendre au sous-sol pour sâen procurer les surtemps valorisĂ©s en raison des nombreux dĂ©placements tous les jours sâĂ©lĂšvent Ă 156 euros par an soit, 102328824 francs CFA. lâamĂ©nagement et lâagencement des locaux qui ne sont pas fonctionnels ; un mĂ©decin explique par exemple que La salle de dilatation est un peu Ă©loignĂ©e de la salle dâaccouchement, ce qui pose un problĂšme en matiĂšre de suivi des patientes car si je suis en salle dâaccouchement en bas, je ne peux pas dans le mĂȘme temps suivre la femme qui est en salle de dilatation en haut. » Lâabsence de personnel en salle dâaccouchement est prĂ©judiciable en cas dâurgence. Le personnel hospitalier est amenĂ© Ă faire de nombreux dĂ©placements ce qui gĂ©nĂšre des pertes de temps et accroĂźt la fatigue. De mĂȘme, la qualitĂ© des soins est dĂ©tĂ©riorĂ©e par les allĂ©es et venues du personnel soignant. Le personnel administratif aussi rencontre des difficultĂ©s, Ă la comptabilitĂ©, lâespace est trop restreint, nous nâarrivons pas Ă classer les dossiers et nous sommes Ă trois dans un mĂȘme bureau » ou encore La pharmacie est trĂšs encombrĂ©e par le manque de place, nous ne pouvons pas stocker les mĂ©dicaments correctement ». Enfin, le personnel a Ă©voquĂ© les problĂšmes de vols de consommables compresses, sparadraps, etc., la surconsommation de consommables a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e Ă 365 euros soit 240000 francs CFA. des insuffisances en termes de matĂ©riel mĂ©dical de base qui entraĂźnent des risques parfois majeurs pour la santĂ© du personnel soignant. Par exemple On ne porte pas de gants pour faire les prĂ©lĂšvements sur des malades porteurs du virus VIH ». Il en va de mĂȘme pour les patients Il nây a quâune seule table dâaccouchement, câest un problĂšme, car souvent on dĂ©place la femme qui vient juste dâaccoucher pour libĂ©rer la place pour une autre. » ou encore On a besoin dâun scanner et dâune nouvelle radiographie. » Les aides-soignantes comme les infirmiĂšres ou les mĂ©decins manquent du matĂ©riel mĂ©dical essentiel Ă leur travail blouses, savons, thermomĂštres et masques, quâils achĂštent parfois eux-mĂȘmes. les nuisances, notamment la chaleur qui indispose le personnel soignant et les patients. Aucun climatiseur nâa Ă©tĂ© installĂ© et lors des pics de tempĂ©rature, les conditions de travail deviennent difficiles notamment aux urgences et en rĂ©animation. De mĂȘme, un manque de luminositĂ© Ă lâintĂ©rieur de la clinique gĂšne la pratique des soins et les odeurs, liĂ©es au manque de ventilation, sont souvent difficiles Ă supporter. 7. Le manque de respect des procĂ©dures entraĂźne des pertes de temps et des dĂ©fauts de qualitĂ© 33 De nombreux salariĂ©s interrogĂ©s ont reconnu que les procĂ©dures mĂ©dicales et administratives nâĂ©taient pas toujours trĂšs bien respectĂ©es. Ă titre dâexemple Les documents ne sont pas correctement remplis par les aides-soignants et les mĂ©decins. MĂȘme Ă la comptabilitĂ© il nây a pas de rigueur. » Certains membres du personnel considĂšrent les procĂ©dures en vigueur trop lourdes et incompatibles avec la charge de travail Ă laquelle ils doivent faire face. Ă titre dâexemple, en valeur les surtemps liĂ©s Ă la lourdeur des procĂ©dures de remplissage des registres dâaccouchements sâĂ©lĂšvent Ă 748,8 euros, soit 491178,35 francs CFA. Des problĂšmes de trĂ©sorerie en dĂ©coulent. Ainsi, Les malades doivent dĂ©poser une provision avant dâĂȘtre hospitalisĂ©s mais certains mĂ©decins soignent les malades sans quâune provision nâait Ă©tĂ© constituĂ©e et lorsque le patient ne paye pas nous avons des problĂšmes de trĂ©sorerie. » La qualitĂ© des soins peut aussi en ĂȘtre affectĂ©e On a souvent des retards pour faire les soins aux malades parce que les commandes de mĂ©dicaments et injections ne sont pas validĂ©es par la caisse. » 8. La tradition orale au dĂ©triment de la forme Ă©crite des Ă©vĂ©nements amplifie la rĂ©tention dâinformation et ne permet pas un suivi des soins mĂ©dicaux 34 Le personnel hospitalier a Ă©voquĂ© que lâabsence dâĂ©changes dâinformations par Ă©crit nuit Ă la qualitĂ© des soins des malades. En effet, On nâa pas assez dâĂ©change dâinformations entre collĂšgues mĂ©decins. Cela nous aiderait, surtout dans le cadre mĂ©dical, de se pencher sur les cas prĂ©occupants. » Les infirmiĂšres ne transmettent pas les informations, ce qui entraĂźne des difficultĂ©s lors des relais. » Par ailleurs, le personnel estime que les remontĂ©es dâinformations et les suggestions Ă©mises lors des rĂ©unions ne sont pas suffisamment prises en compte par la direction. Les rĂ©unions sont jugĂ©es peu efficaces et engendrent des pertes de temps. Quant Ă lâinformation issue des rĂ©unions, elle nâest pas transmise aux personnes concernĂ©es. 9. Le manque de ressources humaines et la gestion des compĂ©tences ne permettent pas une bonne adĂ©quation entre la formation et lâemploi 35 Comme le prĂ©cise Badaracco 1991, les ressources et les compĂ©tences fondĂ©es sur la connaissance sont plus ou moins transfĂ©rables. En effet, la valorisation des compĂ©tences repose sur la capacitĂ© des entreprises Ă absorber des connaissances nouvelles Cohen et Levinthal, 1990. 36 Afin de maintenir et dĂ©velopper ces diffĂ©rentes capacitĂ©s, les entreprises doivent pouvoir disposer de ressources humaines en qualitĂ© et en quantitĂ© suffisantes. Le cas de recherche Ă©tudiĂ© montre que la clinique a des difficultĂ©s Ă maintenir et surtout dĂ©velopper les compĂ©tences de ses employĂ©s Kiggundu, 1989 ; Austin, 1990. Les dysfonctionnements relevĂ©s sont le suivants 37 Certaines formations suivies se sont avĂ©rĂ©es inutiles On a suivi une formation thĂ©orique en France mais sans possibilitĂ© de pratiquer des soins, on a Ă©tĂ© déçu nous nâavons pas pu expĂ©rimenter parce que nous nâavions pas de couverture assurance risque. On a fait du tourisme. » Et des formations sur des sujets importants tels que la prise en charge des femmes enceintes atteintes du VIH ou encore la grippe aviaire et le paludisme sont absentes. Des manques sont aussi constatĂ©s en management, notamment en gestion des ressources humaines. Absence de formation Ă lâutilisation du matĂ©riel de la clinique le coĂ»t de la non-utilisation du monitoring par le personnel de la clinique a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© Ă 1500000 francs CFA, soit 2326 euros ; de formation gestes et postures » le personnel se blesse frĂ©quemment lors des dĂ©placements des patients en surcharge pondĂ©rale ou dans la manipulation des matĂ©riels lourds et volumineux. Tableau 2Nomenclature des coĂ»ts unitaires de la clinique Fonction Taux horaires moyens charges comprises MĂ©decin 915 FCFA soit 1, 394 Responsable infirmier 357 FCFA soit 0,544 Responsable sage femme 316 FCFA soit 0,481 Responsable comptabilitĂ© 504 FCFA soit 0,768 Techniciens 259 FCFA soit 0,394 Personnel de base 169 FCFA soit 0,246 Nomenclature des coĂ»ts unitaires de la clinique Note la monnaie francs CFA FCFA en vigueur en Afrique de lâOuest est convertible en euros selon un taux de change fixe 1 euro = 655,954 FCFA. 10. Absence de politique de rĂ©munĂ©ration Ă©quitable et motivante 38 Cette problĂ©matique tient au fait que dans la relation employeur-employĂ©, il y a toujours plus ou moins des interfĂ©rences avec la famille, la religion ou la mĂȘme appartenance ethnique. Dans ce contexte, il est difficile de faire la part entre relation sociale et relation professionnelle. Le salaire de base pour le BĂ©nin est de 35000 FCFA soit 55 euros par mois environ tableau 2. 39 Le personnel nâest pas satisfait de sa rĂ©munĂ©ration qui ne tient pas compte des heures rĂ©ellement effectuĂ©es, Il nây a pas de rĂšgle, on peut ĂȘtre payĂ© chaque mois, ou chaque trois mois, chaque six mois ou une fois par an. » Il dĂ©nonce aussi le non-paiement des heures supplĂ©mentaires et lâiniquitĂ© du systĂšme de rĂ©munĂ©ration. Enfin, il semble que des retenues soient parfois opĂ©rĂ©es sur les salaires sans aucune explication. 40 Les salariĂ©s dĂ©plorent de ne pouvoir bĂ©nĂ©ficier gracieusement des soins de la clinique, dâautant quâil nâexiste pas de dispositif dâassurance maladie pour lâensemble du personnel. Certaines catĂ©gories sont moins payĂ©es que dâautres pour le mĂȘme travail. Dâautres aspects sont aussi dĂ©noncĂ©s Le treiziĂšme mois est attribuĂ© Ă la tĂȘte du salariĂ©. » 41 Les salariĂ©s de la clinique considĂšrent quâil y a un rĂ©el manque de reconnaissance du personnel On se donne du mal pour bien faire le travail dans des conditions souvent difficiles et pourtant on ne reconnaĂźt pas notre investissement et ça nous dĂ©courage beaucoup », qui peut prendre, parfois, la forme dâun dĂ©nigrement en public On nous fait des reproches devant les malades, qui de ce fait, refusent par la suite que nous les soignions. » 42 De plus, le nombre dâheures hebdomadaires attendu nâest pas respectĂ©. Les employĂ©s de la clinique peuvent travailler jusquâĂ 50 heures pas semaine, sans que les heures supplĂ©mentaires ne soient payĂ©es. » Les contrats de travail ne sont pas toujours formalisĂ©s câest un contrat oral entre le directeur de la clinique et lâemployĂ© hospitalier voir tableau 3. Tableau 3Nomenclature des coĂ»ts unitaires de la clinique temps humains Temps humains RĂ©sultats Contribution horaire Ă la marge sur coĂ»ts variables 0,80 euros* Nombre de semaines par an 52 Nombre de mois par an 12 Nombre de jours par an 5 jours/semaine 260 Une annĂ©e de travail 2080 heures Un mois de travail 173 heures Une semaine de travail 40 heures Un jour de travail 8 heures Nomenclature des coĂ»ts unitaires de la clinique temps humains * La crĂ©ation de la valeur ajoutĂ©e dâune heure de travail 0,80 euro/heure. 43 Enfin, les infirmiers et aides-soignants considĂšrent que les horaires de travail sont trop lourds Lâhoraire de travail est fatigant car je suis obligĂ© de supprimer les pauses et les week-ends pour travailler » et lâamplitude horaire journaliĂšre est jugĂ©e trop importante, On travaille 12 h par jour de 8 h Ă 20 h avec seulement 30 minutes de pause, câest pĂ©nible. » Certains salariĂ©s ont mĂȘme dĂ©missionnĂ© pour cette raison. III â DISCUSSION ET CONCLUSION 44 Les rĂ©sultats de la recherche prĂ©sentent des limites inhĂ©rentes aux recherches qualitatives de terrain Wacheux, 1996. La premiĂšre limite, qui est dâordre mĂ©thodologique, concerne la nature mĂȘme des rĂ©sultats qui sont essentiellement descriptifs et explicatifs. Il aurait Ă©tait intĂ©ressant de conduire une recherche longitudinale plus longue pour accompagner le changement amorcĂ©, compte tenu de la logique dâĂ©mancipation qui caractĂ©rise les recherches cliniques. La deuxiĂšme limite est liĂ©e Ă lâobjectif mĂȘme de la recherche qui nâavait pas pour ambition dâimplanter des outils, des mĂ©thodes et des pratiques de gestion et de management au sein dâentreprises dâAfrique subsaharienne. La recherche a plutĂŽt cherchĂ© Ă identifier les spĂ©cificitĂ©s locales de ces organisations gĂ©opolitiques, culturelles, sectorielles, gestion et management. Cette rĂ©flexion nous a amenĂ© Ă repenser, dans ce cadre socioculturel et politique, les modĂšles de gestion et les pratiques pour les adapter Ă ces organisations. Nous avons ainsi, analysĂ© en profondeur les pratiques de management de cette clinique africaine. 45 Les rĂ©sultats ont montrĂ© que, compte tenu des caractĂ©ristiques spĂ©cifiques et socioculturelles de ces organisations, il nâĂ©tait pas possible, sans adaptation, de transposer les modĂšles occidentaux en lâĂ©tat. Une approche contingente doit donc ĂȘtre privilĂ©giĂ©e. Ce rĂ©sultat rejoint les conclusions de Nizet et Pichault 2007 qui ont regroupĂ© les travaux empiriques de chercheurs, en gĂ©nĂ©ral africains, sur le dĂ©veloppement de PME et de grandes entreprises africaines. Il apparaĂźt que les outils de management introduits dans les organisations occidentales et qui ont fait leur preuve orientation client, comptabilitĂ© analytique, individualitĂ© de la GRH, rĂŽle structurant des TIC, etc. peuvent ĂȘtre transposĂ©s dans des organisations africaines sous rĂ©serve dâadopter une dĂ©marche ingĂ©niĂ©rique. Une telle dĂ©marche participative tient compte, en effet, des spĂ©cificitĂ©s culturelles locales, par exemple au travers de comitĂ©s dâactions. Elle permet ainsi dâintroduire des outils de management de façon hybridĂ©e » les outils ne sont pas imposĂ©s verticalement aux acteurs locaux, mais font lâobjet dâune adaptation aux particularitĂ©s locales au travers de nĂ©gociations et de discussions avec les acteurs concernĂ©s. Un deuxiĂšme rĂ©sultat relevĂ©, est lâidentification des causes des dysfonctionnements perturbant la gestion et la qualitĂ© de la GRH absentĂ©isme, accidents du travail, pertes de temps, dĂ©fauts de qualitĂ© et faible productivitĂ© du travail. De nombreux chercheurs dans le domaine de lâĂ©conomie, de la sociologie, et plusieurs experts dâorganismes internationaux comme lâONU, ont fait des Ă©tudes de terrain et ont expĂ©rimentĂ© des mĂ©thodes de gestion, mais nâont pas expĂ©rimentĂ© les raisons des Ă©checs. Les entretiens rĂ©alisĂ©s auprĂšs du personnel hospitalier ont permis dâidentifier les causes racines » de nombreux dysfonctionnements engendrant des pertes de valeur ajoutĂ©e trĂšs importantes, environ 288,62 euros, soit 188314,88 francs CFA par personne et par an. Sur ce point les travaux de Holcman 2008, p. 36 Ă travers la notion de dysorganisation » expliquent le fonctionnement sous-optimal qui est parfois recherchĂ© par les acteurs de ces organisations. Certaines des dĂ©faillances rencontrĂ©es par la clinique sont de ce type et sont renforcĂ©es par la culture du pays. Toutefois, la majoritĂ© reste des dysfonctionnements sur lesquels il est possible dâagir afin dâamĂ©liorer les performances. Un troisiĂšme rĂ©sultat est que la gestion des ressources humaines et de lâorganisation sâappuie sur un management informel. Cela se traduit par lâabsence de formalisation, de contrats de travail, de politique de recrutement, de plan de formation et dâun systĂšme de rĂ©munĂ©ration Ă©quitable et motivant. De mĂȘme, lâabsence de dĂ©finition des missions qui fait quoi ? entraĂźne des glissements de fonction des infirmiers vers les aides-soignants et des aides-soignants vers les Ă©lĂšves aides-soignants stagiaires. Il est probable que lâabsence de service du personnel ou dâune personne dĂ©diĂ©e Ă la gestion du personnel est une des causes fondamentales de cette situation. La mise en place dâun tel service est, Ă lâĂ©vidence, lâaxe de progrĂšs prioritaire Ă prĂ©coniser. De plus, la formalisation dâun contrat de travail pour chaque salariĂ©, la dĂ©finition des missions de chacun, voire la construction dâun organigramme hiĂ©rarchique et fonctionnel adaptĂ© et dâune grille de rĂ©munĂ©ration simple et cohĂ©rente seraient de nature Ă rĂ©duire un certain nombre de dysfonctionnements et dâinĂ©galitĂ©s entre les salariĂ©s. Sur le plan de la formation, il conviendrait dâidentifier les besoins globaux et individuels et de dĂ©finir pour chaque salariĂ© un parcours adaptĂ©. La mise en place de ces outils simples serait de nature Ă contribuer Ă la reconnaissance et Ă la motivation du personnel. Un deuxiĂšme axe de progrĂšs Ă envisager, est lâamĂ©lioration du dispositif de fourniture des matĂ©riels essentiels au travail des employĂ©s de la clinique. Des prioritĂ©s doivent ĂȘtre clairement dĂ©finies en matiĂšre de sĂ©curitĂ© Ă©quiper les employĂ©s de gants lors de soins auprĂšs des porteurs du VIH, dâapprovisionnement et de gestion des commandes de fournitures pour Ă©viter des ruptures de stock de mĂ©dicaments nature, stock, dĂ©lais, etc.. Par ailleurs, lâacquisition dâun ordinateur et dâune imprimante serait de nature Ă amĂ©liorer le traitement dâun certain nombre de tĂąches administratives. Un troisiĂšme axe de progrĂšs est lâamĂ©lioration de lâagencement des locaux pour limiter les dĂ©placements incessants qui perturbent le personnel dans lâaccomplissement de son travail. Outre les pertes de temps gĂ©nĂ©rĂ©es, cette situation a pour effet de crĂ©er des conditions de travail difficiles pour les salariĂ©s fatigue, amplitude des horaires, accidents, etc. et des risques pour les patients en cas dâurgence. Un axe de dĂ©veloppement Ă envisager Ă©galement concerne les procĂ©dures administratives. En effet, le non respect des procĂ©dures par le personnel est source de pertes financiĂšres importantes pour la clinique, notamment en matiĂšre dâimpayĂ©s. Il convient de revoir la communication vers le personnel dans sa forme et son contenu mais aussi de sâinterroger sur la pertinence des procĂ©dures en place. Le code de procĂ©dures actuel doit faire lâobjet dâune analyse approfondie avec pour objectif essentiel de valider son adaptation aux contraintes de lâactivitĂ©. Il conviendrait, dans ce contexte, dâimpliquer lâensemble du personnel dans la dĂ©marche. Enfin, le systĂšme de prise de dĂ©cision reste trĂšs vertical et trĂšs descendant. Certaines dĂ©cisions importantes ne sont pas prises et il semble que la direction ne tienne pas compte des propositions des salariĂ©s en matiĂšre dâamĂ©lioration dâorganisation. Les rĂ©unions sont trop longues, peu efficaces, avec un nombre de sujets traitĂ©s trop important et parfois peu pertinents. Les rĂ©unions doivent ĂȘtre mieux prĂ©parĂ©es, faire lâobjet dâun ordre du jour prĂ©cis, dâune durĂ©e dĂ©finie et dâun compte rendu Ă©crit prĂ©cisant les actions Ă©ventuellement prĂ©vues, leur date de rĂ©alisation ainsi que les personnes concernĂ©es. Les rĂ©sultats de cette recherche montrent que, mĂȘme si la clinique Ă©volue dans un contexte Ă©conomique et social difficile avec des ressources limitĂ©es et des modĂšles de fonctionnement diffĂ©rents des modĂšles occidentaux, elle dispose, nĂ©anmoins, de ressources et de potentiels importants qui doivent lui permettre dâassurer la survie et le dĂ©veloppement de ses activitĂ©s. Notes [1] Contrat de recherche avec une clinique privĂ©e bĂ©ninoise. Rapport de recherche, Lâaudit socio-Ă©conomique de la Clinique, Ahouanougan et Noguera 2006. BIBLIOGRAPHIE Ahouanougan et Noguera F., Lâaudit socio-Ă©conomique de la Clinique Louis Pasteur â BĂ©nin, 2006. 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Un jour apprenant que feu son mari la trompait, elle dĂ©cide de refaire sa vie, elle a l'idĂ©e de rĂ©unir dans son chĂąteau de Loir-et-Cher, sept de ses soupirants pour l'ouverture de la chasse en les gardant pendant quinze jours, elle pense ainsi que le temps aidant ces messieurs se rĂ©vĂ©leront sous leur vrai jour et quâelle pourra choisir en toute connaissance de cause. TrĂšs vite et pour diffĂ©rentes raisons trois des sept hommes abandonnent la partie. La comtesse joue alors la comĂ©die de la ruine avec deux faux huissiers et deux autres hommes quittent le chĂąteau, des deux restant l'un est un aventurier que Lucie Ă©conduit, l'autre un brave homme qu'elle ne peut aimer mais Ă qui elle offre son amitiĂ©. RentrĂ©e Ă Paris elle ira rejoindre son ami d'enfance qui lui est vĂ©ritablement ruinĂ©. Yves Mirande Director, Writer You need to be logged in to continue. Click here to login or here to sign up. 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L'Ă©tendue: e= X max - X min= 4300-900= 3400. L'Ă©tendue est de 3400. b) Dans la sĂ©rie initiale, une erreur a Ă©tĂ© commise: il y a en fait 12 salaires Ă 1300⏠et 20 salaires Ă 1700âŹ. EnfĂ©vrier 2019, Ă la Berlinale, MEDIA a rencontrĂ© des parties prenantes afin de discuter de lâĂ©quilibre hommes-femmes dans les secteurs de lâaudiovisuel et du cinĂ©ma, de souligner lâengagement de la Commission Ă promouvoir le rĂŽle des femmes dans la culture, lâart et le cinĂ©ma, et de prĂ©senter une brochure contenant exclusivement des donnĂ©es MEDIA sur la Lafamille royale est de confession protestante rĂ©formĂ©e. Hommes et femmes peuvent accĂ©der au trĂŽne. AprĂšs les rois L'agriculture est trĂšs mĂ©canisĂ©e et emploie Ă peine 4 % de la population active. Les Pays-Bas sont le deuxiĂšme pays exportateur [65] de produits agricoles du monde, et le cinquiĂšme en prenant en compte tous les produits Ă©changĂ©s. L'entreprise de distribution et