Les Etats-Unis, la France et l’Allemagne sont les principaux fournisseurs. Les hôpitaux publics expriment 85% de la demande, le privé 15%. Les équipements d’occasion constituent 80 % des achats opérés par les cliniques privées. Seringues, fil chirurgical, sondes, implants, brancards, échographes ou autres appareils médicaux lourds…, le Maroc produit très peu de matériels médicaux. Seulement 10% de la consommation nationale est fabriquée localement voir encadré ci-dessous. Le reste provient de fournisseurs étrangers, multinationales pour la plupart. Même si le consommateur final demeure le patient, ce sont les centres hospitaliers publics, les cliniques et cabinets privés ainsi que les pharmacies et autres revendeurs agréés qui constituent la chaîne de commercialisation de ces produits médicaux et sanitaires de grande importance. En tout, ce business fait vivre pas moins de 250 importateurs et revendeurs sur la totalité du territoire national. Mais seule une quarantaine d’entre eux fournissent un service de qualité», souligne un professionnel ayant requis l’anonymat. Quid du chiffre d’affaires global de ce secteur ? Impossible de le déterminer avec exactitude», se désole Nawfal Lahlou, DG de Promamec et vice-président de l’Association des professionnels du matériel biomédical APMB. Et pour cause le secteur ne dispose d’aucune visibilité parce qu’aucune information fiable n’est disponible», explique-t-il. Malgré tout, de grandes tendances peuvent se dégager. Il s’agit d’abord d’un secteur très fortement dépendant de la demande publique. En effet, 85% des besoins en matériel médical sont exprimés par l’Etat. Cette part est répartie entre le ministère de la santé publique à raison de 20% pour les hôpitaux et dispensaires et de 15% pour les CHU ; la Caisse nationale de sécurité sociale CNSS, pour ses polycliniques, et l’inspection générale des FAR en absorbent 20% chacun. Le secteur privé, en l’occurrence les cliniques et les laboratoires, n’exprime que 15% de la demande totale. Le tout, pour un total importations estimé à 760 MDH en 2005, alors qu’il n’était que de 470 MDH en 2001 voir graphe. Les matériels chinois et coréen de plus en plus demandés Ce n’est pas un hasard si la majorité de ces importateurs est concentrée à Rabat. Pour ce qui est de leurs fournisseurs, ils se trouvent un peu partout dans le monde. Ainsi, dans les échanges relatifs au secteur des équipements médico-chirurgicaux, la France occupe toujours une place importante avec, en 2005, 19% du total des importations, selon des chiffres fournis par l’administration des Douanes. Sa part de marché est pourtant en baisse puisque les produits français ont de plus en plus de mal à séduire la clientèle marocaine. A titre de comparaison, il convient de rappeler que cette part était de 30% en 2001. Et ce sont les produits américains et asiatiques qui en ont profité. En effet, 2005 s’est révélée être une bonne année pour les produits importés d’outre-Atlantique qui ont constitué 20% des achats en matériel de ce type. Les produits allemands ont également le vent en poupe d’après une étude sectorielle effectuée en juillet 2006 par la Mission économique française au Maroc. En tête de liste de ces produits des consommables sondes, gants, fils…, des appareils médicaux-techniques, des instruments médico-chirurgicaux ainsi que des équipements et instruments dentaires. Les importations allemandes ont également porté sur des appareils de radiologie, à ultrasons, matériels d’exploration, automates de laboratoires, et des équipements électromédicaux respirateurs, moniteurs de surveillance et appareils de traitement. Autre pays qui, grâce à une politique commerciale offensive, a su gagner des parts de marché au Maroc l’Italie. Le certificat de conformité, pourtant obligatoire, est surtout demandé par les acheteurs du secteur public Mais les produits qui font le plus parler d’eux sont d’origine asiatique, de Chine, de Corée du Sud ou encore du Japon. Sont-ils plus fiables que le produits américains ou européens ? Les réponses des professionnels sont très mitigées. Certains fournisseurs, comme Abdelilah Raquiq, directeur de gestion de Mcdomar Group, fournisseur de produits et matériels dentaires, refusent catégoriquement d’acheter ces produits. Nous ne vendons jamais de matériels asiatiques. Nos clients le savent et c’est ce qui fait notre réputation auprès d’eux», explique-t-il. En revanche, pour certains professionnels, ce sont des produits comme les autres qui présentent la même qualité. Ils ne sont ni moins bien ni mieux que le reste du matériel importé», déclare un responsable du ministère de la santé. Cet avis est partagé par Nawfal Lahlou, vice-président de l’APMB. Le plus important à ces yeux demeure que le produit ait réussi tous les tests de conformité en passant par la procédure dite d’enregistrement. En effet, la circulaire ministérielle du 19 février 1997 réglemente l’enregistrement de différents dispositifs médicaux, qu’ils soient fabriqués au Maroc ou importés. La procédure d’enregistrement prévue par cette circulaire statue sur l’attribution d’un certificat d’enregistrement renouvelable tous les 5 ans. Le dossier ne peut être présenté que par une société de droit marocain importateur/distributeur, représentant, filiale locale… et doit comporter le descriptif du matériel ainsi que les normes qu’il respecte. Le secteur public exige l’enregistrement de tous les dispositifs médicaux pour ses appels d’offres, mais celui-ci n’est pas explicitement demandé dans le secteur privé, excepté pour les implants et les équipements de radiologie», explique cette directrice commerciale pour l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient d’une grande multinationale. En général, le matériel asiatique est conforme aux normes exigées», précise Nawfal Lahlou pour qui l’atout le plus important de ce matériel est son prix il est à peu près moitié moins cher. Quand il s’agit d’appels d’offres lancés par le ministère de la santé, c’est le lot le moins-disant qui l’emporte. Ce qui avantage grandement ce matériel asiatique, au prix très compétitif», explique-t-il. Le matériel d’occasion coûte 60 à 70% moins cher, mais il présente des risques Si, pour certains professionnels, le raz-de-marée asiatique est à craindre dans l’avenir et constitue un véritable danger pour la santé du citoyen, pour l’APMB, le véritable mal du secteur demeure le matériel d’occasion, importé à grande échelle, notamment par le secteur privé. En effet, les estimations des professionnels mettent 80% des cliniques privées marocaines dans cette catégorie, alors que les hôpitaux publics et les CHU n’achètent que du neuf. Cette tendance est directement liée aux difficultés de financement et à une concurrence acharnée entre les importateurs», justifie ce professionnel. C’est que ce matériel d’occasion représente un atout de taille. Il coûte 60 à 70% moins cher que les équipements neufs. Et ce sont les mêmes circuits de commercialisation qui sont empruntés. Cette situation inquiète donc les professionnels au plus haut point. S’équiper en matériel d’occasion serait intéressant uniquement dans le cas de matériel reconditionné, c’est-à-dire revisité et entièrement rénové par le fabricant lui-même qui se porterait garant sur une période déterminée. Faute de quoi, ce serait un grand danger pour la santé du citoyen», avertit de son côté Serge Mak, directeur de l’hémodialyse à Promamec, société marocaine qui, signalons-le, produit des sets et kits d’accouchement et dialyse. Il ne manque pas de rappeler les différents scandales qui ont éclaté ces dernières années. Le dernier date du début de l’année 2007. Une association de Nador a reçu un don comportant un lot d’une trentaine de générateurs d’hémodialyse. Une excellente opération pour les malades de la région, mais il se trouve que les machines étant très anciennes, leur fabricant, Grambo, spécialiste français de l’hémodialyse, a refusé de cautionner leur conformité. Même leurs pièces détachées, dont la production continue dix ans après l’arrêt de la mise sur le marché des modèles, n’étaient pas disponibles sur le marché», commente M. Mak. Consciente des risques qu’engendre ce type de matériel, l’APMB a mis au point un plan d’action pour l’année 2008 en vue de lutter contre ces importations d’occasion non contrôlées. A l’ordre du jour, réunion de sensibilisation et lobbying auprès des institutionnels et des professionnels.
Pouraccompagner les efforts du Gouvernement du Niger, dans la réponse à ces urgences, l’OMS a décidé d’apporter une fois en- core sa contribution, par la remise d’un lot deAcheminement d’aides médicales à plusieurs pays africains afin de les accompagner dans leurs efforts de lutte contre le Covid-19. © MAP Huit millions de masques, 900 000 visières, 600 000 charlottes, 60 000 blouses, 30 000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que 75 000 boîtes de chloroquine et 15 000 boîtes d’azithromycine… Sur le tarmac de l’aéroport Mohammed V, c’est un ballet de chargement d’avions en palettes remplies de médicaments et de matériel de prévention made in Morocco. Une aide destinée à une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne. Le roi Mohammed VI a donné ses hautes instructions pour l’acheminement d’aides médicales à plusieurs pays africains frères. Cette aide vise à fournir du matériel médical préventif, afin d’accompagner les pays africains frères dans leurs efforts de lutte contre la pandémie du Covid-19 », a annoncé le ministère des Affaires étrangères. À Lire Maroc un déconfinement qui ne dit pas son nom Démarrées le dimanche 14 juin à destination de la Mauritanie, du Sénégal et du Niger, ces expéditions devraient se poursuivre dans les prochains jours. Huit appareils de la Royal Air Maroc RAM sont mobilisés pour effectuer une trentaine de vols vers ces pays », nous confie une source proche du dossier. Des vols étaient d’ailleurs programmés ce 15 juin à destination du Tchad, du Burkina Faso, de la Guinée et la Guinée-Bissau. Entre mardi et mercredi, les aides seront livrées au Cameroun, au Congo, à la République démocratique du Congo RDC, à la Tanzanie, au Malawi et aux Comores. Enfin, viendra le tour de la Zambie et Eswatini, le 18 juin. Générosité et spontanéité Le roi est très au fait de l’évolution de la pandémie sur le continent et conscient des besoins des pays africains pour y faire face. Il a répondu favorablement aux demandes qui lui ont été formulées directement par des chefs d’États, comme Macky Sall ou Denis Sassou-Nguesso, nous explique une source proche des Affaires étrangères. Mais certains des pays concernés par cette aide n’ont pas eu d’ailleurs à la demander ouvertement. Le Maroc a tenu à leur exprimer sa solidarité de manière spontanée. » Par exemple, le Cameroun, ou encore la Mauritanie, dont les dirigeants ont été ravis de voir un don providentiel atterrir à Nouakchott. L’envoi de cette aide intervient au moment opportun », a déclaré le ministre des Affaires étrangères mauritanien, Mohamed Ould Cheikh. Depuis le 13 avril, Mohammed VI a lancé une initiative pour une solidarité africaine face à la pandémie. Plutôt que de multiplier les visioconférences de plaidoyer et d’annonces, le souverain a insisté sur la nécessité d’une démarche pragmatique, orientée vers l’action et le partage d’expériences, poursuit notre source. C’est bien ce qui est exprimé aujourd’hui à travers ces aides en matériel produit intégralement au royaume. » À Lire La stratégie énergique du Maroc face au coronavirus D’autant plus que le Maroc, malgré ses moyens limités s’est montré nettement plus généreux que des puissances mondiales ou régionales. La Chine a par exemple fait don de six millions de masques aux 54 États africains, alors le Maroc en offre huit millions, soit près de 550 000 masques en moyenne pour chacun des 15 pays. Autre baromètre le don très médiatisé par l’Égypte de 40 000 masques au Tchad. Cette opération, qui devrait s’achever avant la fin de la semaine, devrait être reconduite avec d’autres pays. Une deuxième phase est à l’étude, confie notre source. Elle consiste à mettre à la disposition de la Commission de l’Union africaine du matériel et des médicaments pour ses propres fonctionnaires, tout en poursuivant les expéditions vers d’autres pays comme la Côte d’Ivoire et l’Angola ». Ce dernier pays, tout comme la Tanzanie, continuent pourtant de reconnaître la République arabe sahraouie démocratique RASD et donnent parfois du fil à retordre à la diplomatie chérifienne. Mais quand il s’agit de contribuer à sauver des vies, le royaume ne se montre pas sectaire.Cestutoriels étant spécialement pensés pour les professionnels biomédicaux des pays à ressources limitées, les procédures présentées n’impliquent volontairement aucun équipement
Programme d’appui à l’enseignement des diplômes d’études spécialisées en chirurgie pédiatrique ouest-africains En Afrique de l’Ouest, les Universités d’Abidjan Côte d’Ivoire, de Lomé Togo, de Cotonou Bénin, de Dakar Sénégal, de Ouagadougou Burkina Faso et de Conakry Guinée Conakry proposent un Diplôme d’Études Spécialisées en Chirurgie Pédiatrique DES-CP reconnu par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur CAMES et dont le curriculum est harmonisé par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé OOAS. Depuis 2014, La Chaîne de l’Espoir apporte son expertise dans un programme d’appui à l’enseignement de la chirurgie pédiatrique regroupant enseignants et médecins étudiants dans 5 pays d’Afrique de l’Ouest. Au total, 8 séminaires d’enseignement pratique et théorique faisant appel à une vingtaine d’experts français bénévoles ont été organisés depuis le démarrage de ce programme. Ces séminaires ont, en outre, permis d’opérer 57 enfants. En 2019, en étroite collaboration avec La Chaîne de l’Espoir Belgique et sous l’égide de La Chaîne de l’Espoir Europe, 2 nouveaux séminaires d’enseignement pratique et théorique ont été organisés au Sénégal, au Centre Hospitalier National d’Enfants CHNE Albert Royer et en Côte d’Ivoire, à l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville HME. Chaque séminaire a permis de réunir une cinquantaine de participants, médecins étudiants de 3ème et 4ème année de DES-CP, accompagnés de leurs professeurs. Et 5 médecins étudiants des DES-CP du Togo, du Bénin et de Côte d’Ivoire ont bénéficié d’une bourse leur permettant de suivre leur formation dans de meilleures conditions. Objectifs Contribuer à l'amélioration des conditions de prise en charge des pathologies de l'enfant afin de concourir à l'abaissement de la mortalité infantile. Participer à la formation pratique et théorique des chirurgiens pédiatres en formation, dans le cadre des DES de chirurgie pédiatrique DES-CPD en Afrique de l'Ouest. Promouvoir la formation continue des chirurgiens pédiatres formés. Favoriser les échanges Sud-Sud et Nord-Sud. Soutenir la Société Africaine de Chirurgie Pédiatrique SACP. Renforcer les capacités des services de chirurgie pédiatrique des pays partenaires du programme. Activités Séminaires d'enseignement depuis juin 2014, La Chaîne de l’Espoir organise et finance des séminaires d’enseignement théorique et pratique communs aux DES-CPD d’Abidjan Côte d’ivoire, de Lomé Togo, de Cotonou Bénin, de Dakar Sénégal et de Conakry Guinée Conakry. La Chaîne de l’Espoir propose d’étendre dans les trois prochaines années l’accès à ces formations à d’autres DES-CPD de la sous-région francophone le Burkina Faso et le Cameroun par exemple. Deux séminaires d’enseignement sont réalisés chaque année à tour de rôle dans chacun des pays. Lors de chaque formation, deux modules sont axés sur la chirurgie orthopédique et la chirurgie viscérale. Ces formations sont dispensées par des professeurs européens ayant une expertise sur les sujets enseignés. Une dotation de matériel médical de spécialité est généralement faite au service de chirugie pédiatrique accueillant le séminaire afin d’assurer le bon déroulement des opérations pendant et après ce dernier. Compte tenu du nombre élevé de participants entre 30 et 40 à chaque séminaire, seuls quelques étudiants peuvent participer aux interventions chirurgicales. Ces dernières sont retransmises en direct par écran dans une salle de téléconférence proche. Les étudiants peuvent ainsi dialoguer en direct avec les chirurgiens au bloc et obtenir des réponses immédiates à leurs questions. Un DVD de chaque intervention est remis aux participants en fin de séminaire. Soutien à la SACP la Société Africaine de Chirurgie Pédiatrique SACP est un organisme de référence en Afrique pour la promotion des échanges et la valorisation de la chirurgie pédiatrique panafricaine. La Chaîne de l’Espoir apporte son soutien en coordonnant ses actions avec celles de la SACP séminaires communs et en proposant des conférences, animées par ses experts, lors des congrès de cette dernière. Missions foraines depuis mars 2014, La Chaîne de l’Espoir en partenariat avec le CHU Sylvanus Olympio de Lomé Togo organise et finance, deux fois par an, des missions itinérantes de prise en charge chirurgicale dans les provinces du Togo. Chaque mission est réalisée dans un Hôpital préfectoral CHP et permet la prise en charge complète et gratuite d’une centaine d’enfants qui n’auraient pu, faute de moyens, y avoir accès au CHU de la capitale. Les opérations sur des pathologies telles que les hydrocèles, les hernies, les maladies osseuses, et les fentes labio-palatines sont réalisées par les médecins étudiants de 4ème et 5ème années du DES-CPD de Lomé et sous la supervision de leur Professeur et responsable du DES-CPD. Un médecin anesthésiste réanimateur bénévole, recruté par La Chaîne de l’Espoir, accompagne chaque mission. Dotation de matériel et équipements médicaux chaque mission d’enseignement et de prise en charge s’accompagne d’un diagnostic des capacités matérielles de la structure d’accueil de la mission. Un budget annuel est dédié à la dotation de matériel médical qui permet le renforcement des capacités techniques des services de chirurgie pédiatrique des CHU partenaires de La Chaîne de l’Espoir. Bourses d'études dans le cadre de son appui aux DES-CPD de l’ouest-africain, La Chaîne de l’Espoir attribue des bourses à des étudiants qui doivent se déplacer dans une capitale autre que celle de leur pays pour suivre leur cursus de formation en chirurgie pédiatrique. Titre Nos actions en Afrique de l'Ouest Programme DES.